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Date de création : 08.03.2010
Dernière mise à jour : 26.12.2014
72 articles


MON ONCLE CE MAQUISARD (suite)

Publié le 23/01/2010 à 18:43 par louisjules Tags : vie photo chez amis france chien mort enfant

 ....Ce père rongé par l'inquiétude partit à vélo à Aire de Côte environ 85 km faisant étape chez des amis à St Jean du Gard, Saumane. Enfin quelques jours après son départ il arriva sur les lieux du désastre, il y avait encore des allemands qui rodaient tels des charognards et brûlaient les affaires des maquisards. Ces Cévennes empestaient la mort. Il déterra les jeunes victimes et nettoya leur visage, il en reconnut certains, ainsi des familles purent récupérer leur cher enfant mais jamais il ne reconnut le sien. Mon grand-père trouva dans les cendres encore fumantes ses couverts à moitié calcinés et quelques objets personnels. Il redescendit vers la plaine avec l'immense espoir que son fils fut vivant, blessé et hospitalisé ou bien envoyé en Allemagne pour accomplir ces fichus travaux obligatoires, mais certain qu'il allait avoir des nouvelles, il était exténué. Mes grand-parents entreprirent des recherches auprès des autorités civile et militaire et ils consultèrent sans résultat les listes de déportés vers les camps de concentration. Toutes les hypothèses furent émises la moindre rumeur exploitée, malgré leurs incessantes recherches ils ne retrouveront jamais MARCEL... Au regard de l'Etat Civil il n'était pas mort, il n'était pas vivant il était ce qu'il y a de plus terrible : il était mentionné DISPARU. Il a fallu 30 ans ou plus pour qu'on lui accorde le statut de défunt. Son nom figure maintenant sur le monument aux morts de la commune mais le temple du recueillement pour la famille restera toujours ce coin d'Aire de Côte en forêt domaniale où se cache la vérité. C'est là que ces camarades l'ont vu vivant pour la dernière fois, c'est là que nous le sentons près de nous... Marcel fut le seul vrai maquisard du village, il ne mourut point en héros, il ne fit pas d'entrée triomphante dans le village arborant le brassard FFI, il fut abattu très certainement comme un chien enragé et enterré à la sauvette quelque part dans ces montagnes, déjà jadis théatre de l'intolérance... Totalement réfractaire à l'Allemagne nazi il fut un terroriste aux yeux de l'ennemi. Pourtant pas une rue, pas une ruelle, pas une pierre de son village natal AIGREMONT ne porte son nom. Il y a la rue du Nord, la Montée des Chasseurs, la Place au nom d'un député maire, mais pas le moindre petit clin d'oeil à cet enfant du pays qui préféra prendre le "maquis" plutôt que de servir l'Allemagne : "Marcel on t'aime".

PS : Cette synthèse, parenthèse de la courte vie de Marcel Loubier (1922-1943) est écrite d'après le récit maintes et maintes fois raconté par mon grand-père Louis Loubier.photo-france,photo-drapeau-francais,08.jpg...

Le milicien qui dénonça le maquis de Aire de Côte, fut rapidement arrêté par les résistants et fusillé.