carte chez enfants fille annonce hiver histoire
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ce poème a était tiré d’un écrit de a vignaud par ma maman . marguerites mouchet nougaret . j ai en ma posse
Par Anonyme, le 14.09.2024
svp de qui est ce poème ? merci
Par Anonyme, le 28.04.2022
qui a écrit ce poeme
Par Anonyme, le 16.12.2021
pourriez vous me contacter
d.meunier
c orrespondante midi-libre
Par Meunier, le 19.08.2015
c'est son nom de femme mariée, donc elle est toujours mariée??http: //mandelca.cen terblog.net
Par mandelca, le 10.08.2012
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Date de création : 08.03.2010
Dernière mise à jour :
26.12.2014
72 articles
Lorsque vous venez de Nîmes par la CD 99 en direction d'Anduze, à partir de Fons Outre-Gardon vous serpentez sur une route bordée d'une épaisse végétation, rappelant le maquis de la garigue Nîmoise et qui heberge une manade de taureaux Camarguais, que l'on peut apercevoir broutant paisiblement le long de la clôture longeant cette voie, jusqu'à l'entrée du village de Montagnac. A la sortie du bourg, juste avant d'aborder la descente, arrêtez vous sur le bas côté et admirez! De là vous surplombez jusqu'au pied des cévennes, la plaine essentiellement agricole où au début de l'été, les champs de blé font des tâches blondes parmi les vignes verdoyantes et les massifs de genêts. L'Aigoual domine les cévennes et apparait à l'arrière plan de la chaine du Liron, si votre regard se prolonge vers l'est vous devinez le Ventoux qui émerge parfois de la brume, laissant apparaitre l'hiver ses sommets enneigés. Sous vos yeux au bas du plateau de Lédignan, vous apercevez juché sur son promontoire mon village Aigremont. C'est là où je suis né chez mes grand-parents maternels, dans ce même lit où sont nés ma mère ainsi que mon oncle, ma tante et ma cousine. C'était la tradition dans nos campagnes, la fille accouchait à la maison paternelle, entourée de la mère et de quelques matrones à qui l'on faisait appel pour leur expérience, d'ailleurs c'était ces mêmes personnes qui lors d'un décès dans la commune, allaient prodiguer au défunt ses derniers préparatifs... Je veux vous parler de cet Aigremont, celui de mon enfance où les gens de la terre vivaient, travaillaient et mouraient au village. Aigremont aujourd'hui n'est qu'un pigeonnier où l'on rentre le soir pour dormir et le lendemain on repart à la ville à tire d'ailes chercher son "grain". Non ! mon Aigremont a une âme, il a l'âme des gens simples de la campagne, de ces anciens qui se nommaient : "Roque, Floutier qui possédait un troupeau de moutons et dont le pastre s'appelait Ernest, Pons, Causse, Loubier, Clément, Robert dit le "laitier" qui fournissait le lait de ses propres vaches aux aigremontois". Je pourrais citer toutes les familles qui composaient le village et les mas car toujours présentes à mon esprit. Les soirs d'été les gens s'assayaient devant leur porte "pour prendre le frais" , suivant l'expréssion consacrée, à la lueur du pâle éclairage public composé d'une simple ampoule sous un abat-jour émaillé. C'était le garde communal Monsieur Crouzet qui remplaçait les lampes grillées, c'est lui également qui était chargé de faire les publications municipales, de grands coups de trompette suivis de : "avis à la population" précédaient l'annonce. Les enfants jouaient autour du village sous la luminosité blafarde qui baignait les vieilles ruelles, seuls leurs éclats de voix venaient à peine troubler cette atmosphère paisible.
"Lorsque les années pessant sur mes paupières
Quand sur mes jours passés mes yeux se fermeront
Sous l'ombre du cyprés dans ce vieux cimetière
Je veux dormir encor en ton sein, Aigremont."